APITHÉRAPIE

Depuis toujours, les abeilles font partie de mon environnement. Mon grand-père vivait dans le Jura. Ayant grandi dans un orphelinat, il avait à cœur d’élever ses 6 enfants sainement. Très digne, toujours impeccable, un peu raide, il partait de bon matin voir ses abeilles et après son travail quotidien à l’usine, il s’occupait de son potager parfaitement ordonné.

 

 

Il s’approchait de ses abeilles sans protection aucune et se faisait piquer parfois mais ce n’était pas un problème pour lui. Il n’a jamais eu de douleur rhumatismale et jurait que c’était grâce à elles. Ce dont il parlait moins, c’était du cancer qui l’avait frappé. Après une ablation d’une partie de l’estomac, il ne reçut aucun autre soin. Il se remit parfaitement et vécut encore 20 ans toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi secret. Parions que la proximité des abeilles n’y était pas étrangère.

 

Son miel de sapin était bien entendu pour moi le meilleur du monde et je n’ai encore jamais retrouvé son goût.

Voilà qui explique probablement mon attirance pour ces petites bêtes si fascinantes pour peu qu’on prenne le temps de les approcher, mon bien-être quand je reste longuement auprès d’elles à les humer, ma confiance absolue dans les bienfaits qu’elles peuvent nous apporter et bien naturellement mon envie de les protéger aujourd’hui, comme de préserver aussi la terre et notre environnement dignes de mon émerveillement.

 

Je n’ai qu’un regret, c’est d’avoir, à l’adolescence avec ma sœur, utilisé les ruches, déjà délaissées mais toujours installées juste en dessous des sapins, comme cachette pour fumer d’atroces cigarettes très fines aux philtres couleur rose ou vert pâle et doré. J’aurais préféré profiter de ce temps précieux pour permettre à mon grand-père de me transmettre son savoir-faire.

 

Auprès d’apiculteurs passionnés et respectueux des abeilles, j’ai appris comment celles-ci pouvaient nous aider à garder ou à retrouver la santé, renforçant en particulier le système immunitaire.

Le miel

Le miel, considéré avec grand respect dans d’autres cultures, davantage comme un médicament que comme un aliment, est utilisé depuis toujours pour désinfecter les plaies et pour la cicatrisation. Il a fait son entrée dans certains hôpitaux en France, pour traiter avec succès les escarres, en particulier.
Une technique de massage au miel permet d’accélérer la désintoxication.

La propolis

La propolis, utilisée par les abeilles pour aseptiser la ruche qui sans cela serait un foyer d’infection avec la promiscuité et la chaleur qui y règnent, combat efficacement les infections de tout type. Les anciens Egyptiens l’avaient bien compris, eux qui l’utilisaient pour l’embaumement.

Le pollen

Le pollen, si énergisant et protecteur de la muqueuse intestinale, aux vertus différentes selon les variétés.

La gelée royale

Attention ! On préconise la prudence chez les personnes atteintes d’un cancer ou ayant eu un cancer. La gelée royale favorisant la reproduction de cellules, elle pourrait accélérer la reproduction de cellules malignes. S’abstenir dans ce cas.

Le venin

Le venin, efficace en particulier pour les douleurs rhumatismales, mais aussi dans le traitement de maladies dégénératives sous forme de piqûres.

Participez à la sauvegarde des abeilles

Demandez à la municipalité où vous résidez de ne plus utiliser de produits chimiques pour l’entretien des parcs et jardins publics. Certaines communes ont permis ainsi de multiplier les initiatives individuelles d’apiculture.